Fernando Casás

(Gondomar, Pontevedra, 1946)

Árboles como arqueología, 2003

Huit monolithes en granit noir
(427-507 cm y 95-115 cm de diámetro) et deux oliviers centenaires
Ermitage de la Corona. Piracés. Hoya de Huesca. Huesca

Commissaire: Javier Maderuelo
Développement technique du projet: José Miguel Ferrando

Video 30″:   http://youtu.be/Tp2bseydqZo

 

Catálogo Fernando Casás: Fernando Casás: Naturgeist. Introducción de Javier Maderuelo. Diputación de Huesca, 1997.

Fernando Casás a passé sa vie entre le Brésil et la Galice, une condition qui a marqué sa trajectoire artistique, le portant à travailler et à se former dans les deux endroits. Un exemple de cet aller et retour est l’influence artisanale de son grand-père galicien, menuisier, de qui il apprendra à travailler le bois, ou sa formation, plus technique, à l’École Supérieure de Design Industriel de Rio. Les paysages naturels du Brésil et de Galice ont influencé ses œuvres en utilisant la diversité de matériels que lui offre la nature, des troncs de l’Amazone aux matériels du littoral galicien. Il y a réalisé l’un des points élémentaires de son travail: la recherche des différents processus de décomposition et de transformation de la nature par des éléments naturels comme le vent, des insectes comme les termites et par des processus et matériels industriels comme le polyester. Les sculptures de Casás tendent à être monumentales; moyennant celles-ci, il cherche à éliminer les frontières que la civilisation a construites entre la nature, le monde de la culture et sa perception, en cherchant à ce que les personnes modifient leurs sensibilité à l’égard de la nature et perçoivent le paysage depuis le respect. Émotionnellement, d’un mode très visuel, la poésie de Casás nous pousse à ressentir que, dans cet univers primitif, l’homme, le monde, le cosmos et la nature ne sont pas des termes éloignés.

 

Chaque fois qu’il rentrait dans un espace naturel, il ramassait un matériel, en général de vieux troncs de bois ou d’autres matériels naturels dépréciés par l’oeil urbain, mangés par des insectes ou usés par l’intempérie. Le choix de l’emplacement ne pouvait être un autre que le désert de Monegros, où la nature a perdu la mémoire de son bois. La sculpture est composée de deux arbres naturels plantés au milieu d’un ensemble de huit troncs de granit. Située tout en haut de l’une de ces montagnes coupées par le vent et dont les côtés sont entièrement érodés, cette sculpture peut être vue de loin intégrée à l’environnement monumental: archéologie d’une vie qui a existé.

Fernando Casás. Fernando Casás. Arqueología del no lugar. Madrid. Círculo de Bellas Artes, 2004, p 126.

 

Les œuvres de Fernando Casás ne sont pas des allégations de dénonce ni pour attirer l’attention, elles répondent à une autre logique de laquelle émerge l’image du doute. Ce sont des figures qui offrent un exemple de ce que l¡homme fait à travers l’action particulière d’un de ces hommes. Les œuvres de Fernando Casás sont donc des témoins emblématiques de l’action humaine. 

Javier Maderuelo. Fernando Casás. Diputación de Huesca, 1997, p 9.

L’art de Casás semble évoluer dans deux directions. Une, clairement sculpturale, tridimensionnelle, vers le monumental et, avec ses espaces pénétrables, pour une quasi architecture qu’il travaille par appropriation, en cherchant à déconstruire les frontières que notre civilisation a érigées entre la nature de l’art et l’art de la nature, le monde de la culture et le monde naturel, en cherchant à resensibilser l’homme civilisé pour qu’il abandonne sa conception de la nature comme un fond inerte sur lequel il peut exercer une domination illimitée, en l’invitant à percevoir les innumérables formes imprimées dans le monde, en formant comme une sémiotique transhumaine, de cadre cosmique. L’autre direction, non divergente de la première mais plutôt parallèle du fait d’avoir toujours la nature comme point de départ visuel et émotionnel, reprend les préoccupations avec le géo-graphisme, avec le topo-graphisme, avec la sauvegarde des marques de la vie – comme l’a commenté l’artiste brésilienne R. Katz – sur son œuvre. 

Roberto Grey. Fernando Casás. Arqueología del no lugar. Madrid: Círculo de Bellas Artes, 2004, p.157.

 

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