Alberto Carneiro

(Coronado, 1937)

As árvores florescem em Huesca, 2006.

Arbre en bronze, pierre noire de Calatorao et pierre d’Ayerbe.
500 x 700 x 700 cm
Peupleraie de Belsué

Commissaire: Javier Maderuelo
Développement technique du projet: José Miguel Ferrando

Video 30″: http://youtu.be/ykHW2s0qZYI

 

Catalogue Alberto Carneiro: Alberto Carneiro. Textes d’Alberto Ruiz de Samaniego, Javier Maderuelo et Alberto Carneiro. Huesca: Centre d’Art et Nature de la Fondation Beulas, 2006.

 

Artiste portugais qui a commencé sa carrière dans un atelier d’imagerie dans lequel il a travaillé de dix à vingt et un ans. Il suit ensuite des études à l’École des Beaux-Arts de Porto et à la Saint Martin’s School of Arts de Londres, où il a comme professeurs Anthony Caro et Philip King. Il a été boursier de la Fondation Calouste Gulbenkian à Porto et Londres.

Il a combiné sa trajectoire d’artiste et celle d’enseignant au Cercle des Arts Plastiques de l’Université de Coimbra, à l’École des Beaux-Arts de Porto, et à la faculté d’Architecture de l’Université de Porto. Il s’est consacré à l’étude de la Psychologie profonde, au Zen, au Tantra et au Tao pour approfondir les relations des sens, de son corps et son esprit et dans la création de son œuvre, en donnant des cours et des conférences sur ces thèmes. Il expose régulièrement depuis 1963, et a participé à plus de 80 expositions individuelles au Portugal et à l’étranger et à plus de cent collectives. Sa rencontre en 1965 avec les livres Gaston Bachelard sur la poésie de la matière a été fondamentale à la réflexion théorique sur ses processus de création.

En 1968, il reçoit le prix National de Sculpture. Infatigable voyageur, il a parcouru différents pays d’Afrique, les États-Unis et l’Asie. En Inde, au Népal, en Chine et au Japon, il observe et réfléchit sur des aspects des manifestations hindouiste, tantrique, taoïste et zen, en particulier sur les représentations mandaliques et sur les relations de la nature avec les configurations et le sens des jardins. Ces voyages auront une grande influence sur ses travaux des années suivantes.

 

Pèlerin sur les terres de Huesca, Alberto Carneiro a parcouru les Pyrénées, le Somontano et la Olla de Huesca, les montagnes et les vallées, les bois et les déserts, jusqu’à trouver un endroit caché qui possède des conditions paysagères exceptionnelles pour y placer le centre de son cosmos, pour construire sa mandala personnelle, qui est l’œuvre intitulée As árvores florescem em Huesca (Les arbres fleurissent à Huesca). (…) Le territoire choisi par Carneiro pour installer son mandala est la vallée du Belsué, un endroit éloigné des routes, qui possède des formations géologiques d’une riche expressivité et qui offre une infinité de textures, aussi bien minérales que végétales, remplies de nuances chromatiques. Il s’agit d’un endroit à l’écart, à la topographie escarpée, à travers lequel coule un ruisseau torrentiel qui, depuis des temps géologiques, a percé ces roches hirsutes avec l’abrasion ses eaux froides et cristallines qui courent emportées entre les pierres. Cette œuvre compromet indifféremment l’endroit, en s’y situant et en lui donnant un nouveau sens, mais aussi le corps de celui qui pénètre en son intérieur. Les grands murs aveugles en pierre ne configurent ni une maison ni un hangar agricole, ils constituent une “architecture poétique”, un mandala, car ils s’élèvent pour offrir une puissante structure géométrique sans fonctionnalité, qui sert à renfermer une métaphore de l’arbre, la sculpture en bronze qui se laisse entrevoir à l’intérieur d’un grand gnomon, un menhir contemporain. 

Javier Maderuelo. Alberto Carneiro. CDAN de la Fondation Beulas, 2006. pp 89-90.

 

La nature supporte l’œuvre d’Alberto Carneiro plutôt comme le résultat d’une expérience interprétative et vécue que comme un argument ou une thématique. Ses différentes séries et travaux ont insistent, dès le début de sa carrière, sur les aspects dans lesquels la nature l’emporte sur toute notion visuelle du paysage et trouve une connexion corporelle avec ce qui est humain

Santiago B. Olmo. Alberto Carneiro. Centre Galicien d’Art Contemporain. 2001, p 118.

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Comment arriver:

Coordonnées: Latitude 42º 18’ 50,04’’ N. Longitude 0º 20’ 42,24’’ W